De passage dans Villeréal (Lot-et-Garonne), j'ai remarqué sur l'ancien B.V. deux bâches avec une reproduction d'une CP ferroviaire. (Sorry pour la qualité des photos)
et pour l'histoire :
Le réseau départemental à voie étroite
.../...
Le Petit Bleu a écrit:C'est à lire durant les fêtes, car l'étude est passionnante et mérite du temps. Le magazine culturel néo-aquitain «le Festin» consacre en effet son 112 ieme numéro (de janvier 2020) au chemin de fer. Cette édition (qui lance le 30e anniversaire du magazine) est intégralement dédiée à ce moyen de locomotion, et à sa «magie», et décline le train selon différents thèmes, et sur tout le territoire régional.
Au sommaire, un reportage sur la gare de Limoges, une «cathédrale du rail» qui est sans doute l'une des plus belles de France, plusieurs articles sur le train et le tourisme aux XIXe et XXe siècles (Dax, Biarritz…), la ligne transpyrénéenne, les records de vitesse des premiers TGV dans les Landes, la voie ferrée de la vallée de la Charente, etc.
Ce dossier est vraiment superbe, très bien illustré – «le Festin» reste une revue de référence – et notre Lot-et-Garonne n'est pas oublié car plusieurs pages sont consacrées à une histoire méconnue, celle de l'éphémère tramway de Lot-et-Garonne.
« Le Festin » n° 112, 15 €
L'éphémère tramway de Lot-et-Garonne
Signé par Martine Salmon-Dalas (conservateur général émérite du patrimoine), cet article explique ce que fut le réseau de petits trains exploité dans notre département entre 1911 et 1933.
Ce réseau était issu de la loi Migneret, votée en 1865, autorisant l'existence de lignes locales indépendantes des grands réseaux. Ces petites lignes (les voies n'avaient d'ailleurs qu'un écartement de 1 m pour pouvoir se faufiler dans les rues et sur les routes) étaient tenues par de modestes compagnies.
Rappelons que les plus grandes compagnies géraient déjà des lignes importantes, comme Bordeaux/Sète qui passait à Agen, mais aussi Agen/Périgueux (mise en service en 1861), ou encore Agen/Auch (1865). Mais la Compagnie de Paris-Orléans ou encore celle du chemin de fer du Midi ne s'occupaient guère des petites villes, et en 1880 une nouvelle loi vient compléter celle de 1865, créant des lignes d'intérêt local. Il s'agit de trains toujours à vapeur mais plus modestes (les rails ne sont pas posés sur le ballast) et visent avant tout au désenclavement des bourgs ruraux.
A l'origine le projet était ambitieux (neuf lignes couvrant 325 km), mais il sera revu à la baisse et finalement trois lignes seront ouvertes : Villeneuve/Villeréal via Monflanquin (1901), Tonneins/Sos (1917) et Tonneins/Beauregard (1917).
Ces trains étaient très lents (15 à 20 km/h) et les arrêts nombreux : pour parcourir le tronçon Tonneins/Sos de 48 km/h le tramway mettait 3 h 49 !
Finalement ce petit réseau eut une courte existence, et fut détrôné par les lignes d'autobus (qui étaient dans les années 1930 plus performantes qu'elles ne le sont aujourd'hui en raison, des nombreux arrêts dans les villages…)
Il reste aujourd'hui quelques vestiges de ce tramway méconnu, des ponts, des gares : «le Festin» nous explique tout, et c'est un régal. A noter aussi un sujet sur le train de l'Albret (entre Nérac et Mézin) : saviez-vous que la locomotive à vapeur est un modèle américain fabriqué en 1943, livré à l'armée française après le Débarquement, puis vendue ensuite en Yougoslavie ? Le train ? Quelles histoires !
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